NOS MÉLODRAMES

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# 01/11/2011 à 17:00 Mélisange
LES RÉCOMPENSES DE NOS MÉLODRAMES


Certains d'entre nous qui ont pris l'habitude d'abuser des énergies émotionnelles peuvent changer, évoluer et se libérer quand ils réalisent que leurs vieilles stratégies ne font que perpétuer un cycle qui va à l'encontre du but rechercher;leur bien-être. Pour parvenir à évacuer la peur, le chagin et la colère de notre corps et de notre vie, nous devons trouver des façons nouvelles et positives d'exprimer ce que nous voulons ou ce dont nous avons besoin, et nous engager à mettre de l'ordre dans notre vie affective. Savoir c'est pouvoir, pour devenir maître de nous-même, nous devons examiner nos modes de comportement.


LES RÉCOMPENSES DE NOS MÉLODRAMES


De la peur, du chagrin et de la colère, quel sentiment vous sentez-vous le plus enclin à exprimer(quel sentiment ressentez-vous le plus souvent)? Posez-vous les questions suivantes:

*M'arrive-t-il de manifester de la peur pour susciter une réaction chez autrui?

*M'arrive-t-il de manifester du chagrin pour susciter une réaction chez autrui?


*M'arrive-t-il de manifester de la colère pour susciter une réaction chez autrui?

*Comment pourrais-je demander et obtenir la réaction souhaitée sans avoir à recourir à des états qui provoquent une contraction émotionnelle en moi?

J'ai puisé ce texte dans le livre de Dan Millman:La voie du guerrier pacifique.

Au plaisir de partager avec vous sur le sujet, si le coeur vous en dit.

Mélys :)
# 01/11/2011 à 19:51 Coli
Bonjour Mélys!

Sujet intéressant... pour ma part, c'est la colère qui pré-domine dans mes réactions émotionnelles. Mais je trouve que parfois, c'est un sentiment nécessaire en moi afin d'exprimer ce dont j'ai besoin. Quand je ne ressent aucune frustration ou colère, et bien je suis portée à ne rien demander! Bien sûr, je dois apprendre à bien canaliser ma colère afin que mes demandes ne sortent pas tout croche, ce qui est parfois difficile selon si je me sens écoutée et respectée ou si j'ai trop tardé et trop "enduré" avant de faire mes demandes et poser mes limites.

Mon idéal serait d'être capable de parler posément et avec assurance AVANT que la coupe déborde!!!

Coli xxxxx
# 04/11/2011 à 02:33 Mélis
Quand j'étais plus jeune, au moins jusqu'à l'âge de trente ans,je réagissais très souvent par la colère face aux reproches, à la contradiction, à l'hypocrisie, à l'ndifférence, l'injustice, etc........ et la liste était longue! loll

Plus tard j'ai compris que tout ça n'était qu'habitude, tout simplement parce que j'étais née dans une famille où les gens avaient des caractères forts, imposants, et où la colère était l'une des premières façons de réagir à des situations qui les dérangeaient. Et pourtant c'étaient des êtres empreints d'amour.

Quand j'ai pris le temps de regarder tout ça, j'ai pris conscience de bien des choses.

La colère est une réaction ligitime et bien normale lors d'un danger important pour nous. Alors pourquoi ressentir de la colère quand nous ne sommes pas réellement en danger?

Et là j'ai compris que c'est une question de confiance en soi et d'estime de soi.

Quand j'étais enfant j'avais de la difficulté à être écoutée dans mes besoins. Mon père étant très souvent absent et ma mère travaillant beaucoup, l'enfant que j'étais a vite a pris inconsciemment l'habitude de se taire pour ne pas déranger.

Ce qui fait qu'en vieillissant, quand je n'en pouvais plus ''d'endurer'' une situation où je souffrais, et bien il restait la crise de colère pour réussir à me faire entendre. Mais je détestais vivre ces colères. Étant de nature calme, sans la colère je n'arrivais pas à me faire entendre et écouter de tous ces gens au tempéramment fort et puissant. Je vous rappelle que j'ai grandi avec 7 adultes autour de moi; mes quatre grands parents, une de mes tantes, ma mère et mon père.

Vers l'âge de trente ans lorsque j'ai fait cette belle prise de conscience, j'ai vu que mon estime de moi-même n'était pas à son meilleur.
Quand on a confiance en soi et qu'on s'estime, on a pas besoin de vivre la colère pour se faire entendre. On a juste besoin de dire et/ou demander au fur et à mesure ce dont on a besoin pour être bien. Je me disais, pour m'aider à m'exprimer calmement, je mérite d'être entendue dans mes besoins, mes idées ou mes opinions,sans avoir à vivre cette épuisante émotion. Je ne suis pas en danger!

Et quand mon opinion est différente de l'autre, je n'ai pas à me mettre en colère pour convaincre l'autre que j'ai raison. Chacun son idée, chacun fait ce qu'il veut. Si mon bien-être est en jeu, alors il faut négocier, pour que chacun y trouve son compte.


Bien sûr ça ne se fait pas du jour au lendemain, parce que notre cerveau fontionne beaucoup par habitude. Mais ça s'apprend. Faut se donner des trucs, être patiente envers soi-même, et demander à ceux qui vivent avec nous, de nous aider . Avouer une difficulté à nos proches n'est pas preuve de faiblesse, c'est un belle preuve de confiance et d'amour.

M'enfin, la colère n'est pas un défaut, c'est une émotion, et si on s'aide en dictant à notre cerveau ce qui est meilleur pour nous, avec le temps on arrive à s'améliorer grandement dans l'expression de nos besoins, idées, opinions etc...! lol

Bon weekend Coli, et merci de m'avoir permise de m'exprimer sur ce sujet, en t'exprimant .
# 04/11/2011 à 04:44 Coli
Hummmm... tu dois sûrement me comprendre dans mon comportement puisque j'ai vécue à peu près la même situation dans mon enfance de taire mes besoins et mes demandes . J'étais une enfant timide, tranquille et peu exigeante. Moi, je viens d'une famille de sept enfants et je suis à peu près au milieu, à la suite d'une fille et de trois garçons grouillands et tannants, alors je passais quasi inaperçue.

Tu sais, Mélis, j'ai vraiment l'impression que j'obtiens un peu plus ce que je demande quand je me fâche. Au travail, par exemple, j'ai dû me fâcher à plusieurs reprises avant que la gérante m'accorde finalement ma deuxième journée de congé pour de bon. Sinon, parfois elle me la donnait, parfois non... c'était un jeu de yoyo.

Malheureusement, avec mon conjoint aussi j'ai l'impression que j'obtiens plus de résultats quand je me fâche... c'est pas drôle hein?

Et je n'aime pas ça.

Mais à bien y réfléchir, j'ai pris l'habitude de ne rien demander autant que possible alors c'est peut-être moi qui ait habitué les gens à ne pas faire attention à moi. Mais à un moment donné, j'aimerais bien que l'on pense à moi et que l'on fasse attention à mes besoins et à mes désirs. J'existe moi aussi, non? Alors je pense que c'est peut-être pour cela que je me met en colère quand je décide finalement de faire valoir mes besoins mais que j'ai l'impression que je ne suis pas entendue.

Dis-moi, Mélis, y a t-il une bonne façon et une mauvaise façon d'exprimer ses besoins? Qu'en est-il quand il faut répéter et répéter sans cesse les mêmes besoins? Qu'est-ce qui cloche? Pour ce qui est de mes idées et opinions, là je crois que je me suis beaucoup améliorée. Je ne ressens pas le besoin d'imposer mes idées, enfin, je ne crois pas. Et je peux respecter les idées des autres car elles sont aussi valables que les miennes.

M'enfin, je vais réfléchir à tout ça... il se fait tard alors je vais aller me coucher.

Bises sur tes deux joues, Coli xxxx



# 09/11/2011 à 17:27 Mélis
Dis-moi, Mélis, y a t-il une bonne façon et une mauvaise façon d'exprimer ses besoins? Qu'en est-il quand il faut répéter et répéter sans cesse les mêmes besoins? Qu'est-ce qui cloche?

Allo chère Coli!

Aujourd'hui je suis seule toute la journée, alors ce matin je prend ça relaxe et je viens jaser avec toi.

J'pense réellement que nous sommes en majeure partie resposable de nos besoins, et que si nous ne sommes pas écouté(e), ça dépend de nous.

Quand nous formulons une demande, c'est mieux de prendre le temps de dire ce que l'on ressent par rapport à ce que l'on vit intérieurement et être profondément sincère, si non on est pas crue par les autres. Prendre le temps de s'assoir avec la personne, la regarder dans les yeux avec le coeur ouvert sur ce qu'on vit intérieurement, et non accuser l'autre d'être comme-ci ou comme-ça par rapport à nous. Je ne dis pas que c'est ce que tu fais, je ne le sais pas. MAis je sais que c'est ce que nous faisons en majorité. Juste répéter pour répéter ça fait qu'avec le temps les gens ne nous croit plus. Et quand on donne des avertissements, faut faire en sorte de les exécuter subito presto, si non ... on ne sera plus respectée la prochaine fois.

J'ai moi aussi longtemps répété et répété ce que j'avais besoin face à mes fils ou mon mari il y'a plus de 15ans. Mais avec toutes mes lectures, j'ai finit par comprendre ce qui n'allait pas. Je manquait d'estime de moi-même dans bien des situations, ayant eue comme exemple une mère qui s'oubliait et qui elle aussi répétait et répétait! Et il faut bien se le dire, nous aussi en tant que mère n'avons pas toujours respecté les besoins de nos enfants, par manque d'écoute, manque de temps etc... Donc si nos enfants ou notre conjoint ne respectent pas leurs propres besoins par manque d'estime d'eux-même parce qu'on(et là je ne parle pas que de nous la mère mais de toute la socité) ne leur a pas enseigné, ils ne respecteront pas plus les nôtres, c'est certain.

Je crois profondément que tout part de là. Mais il y a aussi le caractère des gens qui entrent en ligne de compte. Une personne entêtée ou trop orgueilleuse pour donner raison à l'autre, ne fera pas en sorte d'accepter que l'autre aie des besoins différents à combler. Et encore bien moins de l'aider à combler ses besoins.

Quand on a pas l'aide des autres pour nous aider à combler nos besoins, c'est là qu'entre en ligne de compte notre responsabilité première face à nos propres besoins. Et là, l'estime de soi prend toute sa place. Est-ce que je mérite que mon besoin soit comblé? Quand on répond par un oui sincère en nous, l'intention prend le dessus et on fait en sorte que notre besoin soit comblé. Donc on doit parfois oublier les autres, et prendre en charge de trouver une solution pour combler ce besoin. Et pour les femmes c'est là que le bas blesse! Parce qu'on a pas encore réussie à enlever de notre mémoire ancestrale de femme, la fameuse culpabilité qu'on nous a tant apprise à vivre facilement depuis des siècles et des siècles.

Bon là je t'explique en mes propres mots ce que j'ai retenue et compris de mes lectures et des ateliers que j'ai suivie ici et là, mais c'est aussi grâce aux expériences de ma propre vie Coli.

Ne laisse plus ta belle énerggie se perdre en répétant et répétant toujours la même chose chère Coli. Apprend à te faire respecter par les choix que tu fais pour combler tes besoins. Ou accepte de répéter, tant que tu en auras pas assez. Mais là ça rique d'être plus troublant pour toi et les tiens.
On ne nous a pas appris jeune à respecter nous-même nos besoins ni comment le faire. Mais aujourd'hui, ce n'est pas faute de connaissances, on a tout sous la main pour nous aider. C'est faute d'estime de soi, ou de paresse parfois.

Prendre conscience que la vie vaut la peine d'être vécue dans le bien-être, et dans la joie d'être, c'est ça qui selon moi manque à bien des gens. Et je me le répète encore souvent! Parce que s'il n'y a pas de plaisir à être bien et soi-même Coli, où se trouve la joie de vivre!? Dans la douleur de toujours se sacrifier? Je ne pense pas.Car même Soeur Thérésa se faisait respecter quand elle voulait obtenir quelque chose, elle avait la force de caractère pour y arriver, et pour combler son besoin qui était d'aider les autres. Car aider les autres, c'est un don, mais aussi un besoin vicéral que certaines personnes ont.

Bon! lolll J'pense que j'aI assez jasé là pour aujourd'hui! loll Encore un lonnnnng message à mon actif! misère de misère! lolll

On peut continuer d'en discuter, c'est tellement important!

Bonne journée en ton coeur Coli,
Mélis
# 10/11/2011 à 18:45 Coli
Ouch!!! Je n'essaie pas de battre ton record de looonnnngg messages, Mélis! lol!!!! Mais j'en avais gros sur le coeur!
# 10/11/2011 à 18:48 Coli
Bon matin, belle amie!

Prendre le temps de s'assoir avec la personne, la regarder dans les yeux avec le coeur ouvert sur ce qu'on vit intérieurement, et non accuser l'autre d'être comme-ci ou comme-ça par rapport à nous.

Oui, effectivement Mélis, je crois que c'est en partie là le problème. Mais encore, pour s'asseoir avec la personne comme ça et dire ce que l'on vit intérieurement, il faut se connaître et être suffisamment à l'écoute de ses propres besoins pour savoir ce dont on a besoin et ce que l'on veut vraiment afin de pouvoir l'exprimer convenablement à l'autre sans accusations. Et pour la personne qui est habituée de "se sacrifier" et de faire passer ses besoins après ceux des autres... on est tellement plus à l'écoute de nos propres besoins que c'est pas si évident!

Je comprend maintenant que c'est réellement par manque de confiance en soi. On veut tellement se faire aimer et ne pas "passer" pour, j'sais pas, égoïste ou paresseuse ou sans-coeur ou whatever.. que l'on sacrifie notre propre bien-être et nos besoins afin d'être "bonne" et "capable" (ou autre qualificatif que l'on veut).

Pour ma part, j'ai tellement passer pour fragile, délicate et faible (aux yeux de ma mère qui me protégeait de tout) et paresseuse (aux yeux de ma grande soeur qui en faisait plus que tout l'monde dans la maisonnée) que rendue à l'âge adulte, j'ai voulue me défaire de cette "étiquette" en devenant presque dure envers moi-même et en faisant passer mes besoins après ceux des autres... afin de me sentir "capable" et "forte" et afin d'être aimée et appréciée de tous.

Mais c'est drôle que tu aie abordé ce sujet cette semaine, Mélis, car j'ai vécue une semaine qui a été un peu déterminante pour moi et qui m'a permise d'aborder le sujet avec mon conjoint.

J'ai vécue une semaine d'enfer à mon travail où mes besoins n'ont vraiment pas été respectés et où je me suis sentie absolument PAS respectée et PAS écoutée. Je ne te raconterai pas tout en détails, mais en gros, il y avait trop d'ouvrages dans mon département cette semaine (car 2 employées sur 4 étaient absentes) et une mauvaise répartition des employés dans les divers départements, en plus d'une réception de marchandise énorme, ce qui fait qu'à deux, on courait comme des folles pour tout plier, mettre sur cintres, placer, étiquetter, répondre et servir les clients et préparer le circulaire des ventes. C'était une charge de travaille énorme pour 2 filles et quand on demandait de l'aide aux gérantes (ne serait-ce que temporairement emprunter une fille d'un autre département) on se faisait revirer de bord assez sec, merci!

J'étais furieuse et épuisée, car je dormais mal cette semaine, ayant toujours dans la tête tout ce qu'il fallait faire au magasin. Mon conjoint m'écoutais le soir, sans comprendre pourquoi je m'en faisait tant avec tout ça, après tout, le magasin ne m'appartient pas. Tout ça pour dire, qu'on en est venu au sujet des demandes et des besoins, de l'écoute des gens et du respect, car c'est pas juste l'ouvrage qui me fatiguait cette semaine.. c'était aussi l'attitude de foutisme et de non-respect de la part des gérantes.

Et finalement, je lui ai avoué que j'aimerais que parfois, les gens s'occupent un peu plus de moi... lui y compris. Que je fais beaucoup d'efforts pour plaire à tous mais que parfois, je suis fatiguée d'être celle qui s'occupe de tout et qui est "au-dessus de tout"... qui fournit presque toujours aux demandes des autres, au travail et à la maison. Je lui ai dit que j'avais moi aussi des besoins et des demandes mais que j'avais beaucoup de difficultés à "demander". Que trop souvent, c'est quand je suis tannée et fatiguée que je "demande" mais je suis rendue tellement frustrée que mes demandes sortent mal et sont mal reçues.

Alors, mon conjoint m'a demandé "O.K. alors, qu'est-ce que tu veux, toi, de moi?" Et tu sais quoi?... je ne savais pas trop quoi dire?! Je n'avais que des exemples stupides et banales comme nettoyer l'aquarium que ça fait une semaine que je lui ai demandé. Et lui me répondait qu'il avait fait telle ou telle chose, à la place. Mais finalement, avec mon coeur et calmement, je lui ai dit, "Dans l'fond, j'aimerais sentir que tu prend soin de moi." Et pour moi, c'est une grosse affaire de dire ça car cela me place en position de fragilité et de faiblesse.

Sa réaction m'a surprise, il a répété tranquillement et en réfléchissant, "Sentir que je prend soin de toi" et j'ai soudainement réaliser que je donne tellement l'impression que je n'ai besoin de rien que même mon conjoint a embarqué dans le pattern qu'il peut faire ses petites choses quand bon lui semble sans réellement prendre soin de moi et de mes besoins!

Wow, quelle belle prise de conscience pour moi! Et je crois que tu y est pour un petit quelque chose, Mélis, grâce à ton article "Les récompenses de nos mélodrames" et tes écrits sur tes expériences de vie qui, veut, veut pas, me trottaient dans la tête tout au long de la semaine. Je pense que j'ai vraiment besoin d'un cours sur "Comment ne pas se prendre pour une martyre (ou Mère Thérèsa) n'est-ce pas? lol!!!!

Je t'aime beaucoup, Coli xxxx


# 01/12/2011 à 17:46 Mélis
[iJe comprend maintenant que c'est réellement par manque de confiance en soi. On veut tellement se faire aimer et ne pas "passer" pour, j'sais pas, égoïste ou paresseuse ou sans-coeur ou whatever.. que l'on sacrifie notre propre bien-être et nos besoins afin d'être "bonne" et "capable" (ou autre qualificatif que l'on veut).

][/i]


Allô chère Coli,
Le pire si je puis dire, c'est que le manque de confiance en soi décide du degré de notre autonomie. Moins on a confiance en soi, plus on dépend des autres pour toutes sortes de choses. On dépend des autres pour savoir si nous sommes bonnes, mauvaises, adroites dans ceci ou celà, aimable ou non etc...etc... Ce qui fait qu'on ne connait jamais notre valeur propre intérieure, parce que l'on se fit que sur les autres pour le savoir et non sur notre propre jugement, parcequ'on ne se fait pas confiance. Tu vois Coli comme ça mène loin tout ça, et combien se sont les autres qui dirigent notre vie quand on ne se fait pas assez confiance, et quand notre estime de nous-même est à la baisse?! Veut veut pas, onne peut satisfaire tout l'monde! Alors si on se fit trop à l'oppinion des autres pour se faire une opinion sur nous-même, on risque d'être bien malheureuse et jamais satisfaite de sa propre vie et de soi-même.

Bien sur c'est important d'avoir l'opinion de nos proches,ou de personnes de confiance, pour confirmer ou non ce que l'on pense de soi-même. Mais on ne doit pas dépendre que de leur opinion pour se faire une idée sur qui nous sommes, sur ce que nous pouvons faire ou non, en somme sur nos capacités, nos faiblesses et nos besoins.

Dans ton dernier message tu dis avoir passé une mauvaise semaine, écopant d'un surplus de travail dont tu n'étais pas responsable. De quelle manière t'en es-tu sortie finalement?

Et avec ton conjoint y'a-t-il quelque chose de changé dans son comportement envers toi, face au fait que tu aimerais sentir qu'il prend soin de toi?

J'ai attendue pour continuer notre conversation parceque dans ton dernier message tu te disais très fatiguée. En plus tu dis également que notre conversation t'a trottée dans la tête toute la semaine. Faut pas trop s'en demandée face aux prises de conscience, la vie nous en demande tellement, qu'il faut se reposer l'esprit aussi! lol

À bientôt belle amie, te souahitant un bon jeudi au travail et à la maison!
Bise X
Mélis
# 02/12/2011 à 04:05 Coli
Bonsoir Mélis!

Je pense que je comprend assez bien ce que tu explique, et c'est bien vrai qu'il vaut mieux ne pas dépendre des autres pour se faire une bonne image de soi et donc se faire confiance. C'est donner beaucoup trop de pouvoir aux autres et être ni plus ni moins à leur merci pour s'aimer à travers leur regard, n'est-ce pas?

Bon, pour répondre à ta question concernant comment je me suis sortie de ma mauvaise semaine de travail: PAS TRÈS BIEN. Disons que j'ai essayé tant bien que mal de tout faire (avec l'autre collègue aussi) et que ce qui devait arriver arriva quand on est trop frustré, fatigué et que l'on se sent exploité: j'ai explosé... à la mauvaise personne: AU GRAND PATRON. Il a réellement mal choisi sa semaine pour me dire qu'il y a trop de filles dans mon département. J'en revenais pas! Tellement que j'ai tout bêtement dit, sans réfléchir, "Hé bien, dans ce cas, je peux m'en aller chez nous!" Parce-que là, j'suis pu capable d'en donner plus... s'il coupe une fille, je baisse les bras. Sur le coup, le patron m'a répondu, "Je te respecte beaucoup, mais c'est ton choix". Mais il est revenu me voir pas longtemps après et il s'est excusé (ça aussi, j'en revenais pas!) Coup donc, il n'est pas conscient de toute l'ouvrage qu'il y a? On fournit de peine et de misère, mais on fournit... donc, il va couper une fille et on va devoir courir encore plus? Mais il sait qu'on va fournir, parce-qu'il me connait. Mais j'suis pas mal au bout de mon rouleau de donner mon 100% à tout l'monde! Alors, ces temps-ci je n'ai pas le coeur à l'ouvrage.

Par contre, avec mon conjoint, oui, il y a un changement d'attitude. Il m'a offert d'aller me reconduire à mon party de job dimanche soir et j'ai accepté. Tu vois, avant, il ne se serait peut-être pas offert, et c'est sûr que je n'aurais pas accepté... pour pas le déranger. J'ai faillit refuser son offre car cela impliquait que je le réveille tard pour qu'il revienne me chercher mais il a dit, "Laisses-moi prendre soin de toi." Et ces temps-ci, quand il me demande de faire quelque chose pour lui, il y va mollo, genre, "Vu que tu va être dans l'coin, serait-il possible que...?" Il a même rajouter l'autre jour, "Est-ce que j'ambitionne?" Cela m'a fait rire et je lui ai dit gentiment, "Ben là, faut pas que tu ai peur de me demander de l'aide, faut pas que tu exagères sur l'autre bord!"

Il ne sera peut-être pas aux petits oignons avec moi comme ça tout l'temps, (et je n'y tient pas) mais peut-être que nous allons atteindre un meilleur équilibre.

Merci de ta délicatesse et de ton écoute, Mélis. Oui, toute la semaine, j'étais vraiment très fatiguée et pas dans mon assiette face à ce qui s'est produit à mon travail et aussi face à moi-même, mais c'est correct. Je sais qu'il faut parfois des évènements "clés" pour nous secouer un peu et pour amorcer des changements! Je t'avoue bien franchement que je me sentais de plus en plus mal et de plus en plus frustrée dans plusieurs domaines, et ce n'est pas pour rien que je me sentais souvent irritée et impatiente. Présentement, je me sens calme et zen, advienne que pourra!!!

Bisou, Coli xxxx



# 10/12/2011 à 18:46 Mélis
Bonjour chère Coli,

Oui, toute la semaine, j'étais vraiment très fatiguée et pas dans mon assiette face à ce qui s'est produit à mon travail et aussi face à moi-même, mais c'est correct. Je sais qu'il faut parfois des évènements "clés" pour nous secouer un peu et pour amorcer des changements!

J'espère que tu as pu depuis, reposer ta tête et ton corps de tous ces boulversements. ...?

C'est vrai qu'un seul évènement peut parfois l'emporter sur notre patience et notre tolérance. Comme on dit par ici, c'est bien beau être bon, mais faut pas être bonasse. Depuis que je te connais, tu sembles être une personne généreuse d'elle même et attentive aux autres. Ce sont des dons merveilleux! Sauf que dans l'extrême ils deviennent nuisibles à notre bien-être. C'est là tout le coté difficile à gérer de tous les dons qu'on peut posséder.

Autrefois on nous enseignait les vertus cardinales pour nous aider à vivre mieux. Elles ne sont plus enseignées, mais il demeure que la pratique de ces vertus est la pour nous aider. Et la prudence qui est la première et la plus importante nous dit ceci: disposons de notre raison pratique à discerner en toute circonstance le véritable bien et à choisir les justes moyens de l'accomplir Ceci vaut pour nous-même comme envers les autres.

La révolte intérieure que tu sembles vivre ces temps-ci, est à mon humble avis, (sans connaissances de toutes les causes) bien justifiée belle amie. Alors ne soit pas trop sévère envers toi-même. Tu es peut-être tout simplement entrain d'apprendre la plus belle leçon enseignée autrefois qui dit, aime ton prochain comme toi-même. Donc, vu ta générosité de coeur, tu prend peut-être conscience que cette générosité doit s'appliquer avant tout à toi-même, pour avoir un plus juste jugement dans ce que les autres ont besoin, ce qui vient toucher l'une des autres quatre autres vertus, la justice. Qui consiste à donner dans la constante et la volonté, ce qui revient moralement à chacun(nous-même en premier), dans ce qui lui est universellement dû.

Je suis contente de savoir que ton mari te porte plus d'attention, en voulant prendre soin de toi chère amie! Laisse-toi gâter. Donne lui cette chance, d'apprendre à être généreux de lui-même avec toi. Pour toi ça semble être naturel, mais c'est pas nécessairement le cas pour tous. Ça fait probablement partie des traits qu'il aime en toi, et qu'il aimerait lui-même posséder...? Alors laisse-le t'aimer également de cette façon...? Qu'est-ce que t'en pense? Ne met pas toute suite de limite à cet élan qu'il a envers toi hum...?...en disant Il ne sera peut-être pas aux petits oignons avec moi comme ça tout l'temps, (et je n'y tient pas)

En passant, si je suis trop directive dans mes propos envers toi douce amie, j'espère que tu sauras me le dire. Sans vouloir m'en excuser à l'avance, c'est que j'ai plus longtemps enseigné qu'écouté. Alors le plis est fait, et même si je fais l'effort d'écouter, le naturel revient au galop souvent! lol

C'est un don que moi aussi je continue d'apprendre à gérer! ;)

On se rejase dans quelque temps...? Essaies en attendant de t'aimer profondément!

bisou tendresse,
Méli
# 14/12/2011 à 21:02 Coli
Bonjour ma belle Mélis,

Je n'ai pas le temps de t'écrire longuement présentement, mais je tenais à te dire que non, je ne trouve pas que tu es trop directive dans tes propos, Mélis, inquiète-toi vraiment pas pour ça. Au contraire, je suis toute ouïe à entendre tes conseils et tes expériences qui souvent, vont m'aider et me faire réfléchir. D'ailleurs, tu as une façon délicate et attentive de dire ce que tu as à dire, alors vraiment, je ne vois aucun problème?!

c'est que j'ai plus longtemps enseigné qu'écouté. Alors le plis est fait, et même si je fais l'effort d'écouter, le naturel revient au galop souvent! lol

Mélis, je me sens très bien écoutée et très bien comprise par toi... même que cela me surprend souvent à quelle point tu saisit ce que je ressent.

Bon, mon mari m'attend pour un p'tit café, il vient de rentrer de son travail (moi ce sera une tisane afin que je m'endorme sans problème ce soir! lol!!)

Bonne soirée et merci d'être là! Et t'inquiètes-pas... ça va beaucoup mieux, j'apprends tranquillement à mieux prendre soin de moi.

Coli xxxx
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